La guerre moderne possède une propriété désagréable: elle commence bien avant le premier coup de feu. Parfois, elle n'a pas du tout besoin de coup de feu. D'abord, le doute est semé. Puis apparaît une fuite. Ensuite, un canal anonyme publie un document. En quelques heures, des dizaines de pages sur les réseaux sociaux le reprennent.
La révolution technologique la plus dangereuse arrive rarement avec fracas. Elle ne fait pas irruption dans la maison, ne brise pas la porte, n’exige pas d’allégeance politique et ne se présente pas comme une menace.
La guerre de la Russie contre l'Ukraine est définitivement entrée dans une phase où le drone a cessé d'être un moyen auxiliaire de reconnaissance pour devenir un système autonome de frappe opérationnelle. Ce n'est plus une histoire de quelques quadrioptères au-dessus des tranchées ni le romantisme des drones kamikazes filmés sur GoPro.
Le texte initial pose la bonne question : non pas pourquoi le plan du président américain Trump pour Gaza piétine, mais pourquoi presque tous les participants au processus s'attendaient dès le départ à sa mort politique.
L'histoire selon laquelle les États-Unis et Israël auraient pu envisager Mahmoud Ahmadinejad comme une figure pour l'Iran de l'après-crise ressemble presque à une anecdote politique.
L’Arménie aborde les élections législatives du 7 juin non pas comme une république post-soviétique ordinaire traversant un simple changement de saison politique. Cette fois, l'enjeu ne concerne pas seulement la composition du parlement, le destin de Nikol Pashinyan ou la capacité du parti au pouvoir, Contrat Civil, à conserver sa majorité.
La nouvelle flambée d'Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda n'est pas seulement un épisode épidémiologique de plus en Afrique centrale. Elle constitue un diagnostic sans concession de l'ensemble du système international de sécurité sanitaire.
La mer Caspienne a cessé depuis longtemps d'être un simple concept géographique pour l'Azerbaïdjan. Aujourd'hui, elle représente une artère commerciale, un corridor politique et un pont stratégique qui relie notre pays à l'Asie centrale.
Le commerce mondial ne vit plus à l'époque de la mondialisation naïve. Le vieux dogme selon lequel le marché libre remettrait tout en place et l'interdépendance économique mutuelle réduirait automatiquement le risque de conflit a définitivement rejoint les archives.
Les États-Unis et l'Iran montrent formellement pour l'instant qu'ils ne souhaitent pas un retour à une guerre totale. Mais ce n'est pas la paix. Ce n'est pas la détente. Ce n'est même pas un cessez-le-feu classique. C'est une pause armée, dans laquelle chaque partie garde le doigt sur la gâchette, tout en négociant le prix d'un futur accord.
Le président américain Trump voit sa marge de manœuvre se réduire de jour en jour. Formellement, Washington utilise le langage de la force, des sanctions, des flottes, de l aviation, des blocus et des ultimatums.
L’économie russe n’est pas au bord d’un effondrement soudain. C’est une mauvaise nouvelle pour ceux qui attendent des sanctions un effet politique immédiat.
L’économie mondiale possède une vitrine publique et une salle des machines dissimulée. Dans la vitrine, il y a les indices boursiers, les taux d’intérêt, les devises, les sanctions, les déclarations présidentielles, les prévisions des banques centrales et les courbes des contrats à terme sur le pétrole.
Il est des moments ou un regime politique ne se trahit ni par une defaite sur le champ de bataille, ni par une crise economique, ni meme par l’isolement diplomatique. Il se trahit par son langage. Les mots deviennent la radiographie du pouvoir.