L’association publique de recherche et d’analyse « Réseau de Bakou », avec le soutien de l’Agence de soutien public aux organisations non gouvernementales, a organisé une rencontre avec les étudiants de l’Université des langues d’Azerbaïdjan dans le cadre du projet « Soutien au renforcement de la vigilance face aux influences extérieures malveillantes et aux fausses informations ».
Dans son intervention, Sahil Karimli, directeur adjoint de l’agence d’information internationale Trend et formateur du projet, a souligné qu’à l’heure où les confrontations et les menaces idéologiques s’intensifient dans le monde, rester vigilant face aux influences extérieures malveillantes revêt une importance particulière.
Selon lui, la politique étrangère indépendante de l’Azerbaïdjan, le plein rétablissement de son intégrité territoriale et de sa souveraineté, ainsi que les nouvelles réalités qu’il a instaurées dans la région, inquiètent certains cercles extérieurs.
« Dans les médias en ligne et sur les réseaux sociaux, nous voyons se propager des informations fausses et partiales visant l’Azerbaïdjan. Leur objectif est de porter atteinte à la solidarité nationale et à la concorde civile, et d’affaiblir l’unité de la société. Il est du devoir de chaque citoyen de faire preuve de vigilance face à de telles informations et aux menaces idéologiques », a déclaré S. Karimli.
Il a souligné que l’organisation de rencontres avec les étudiants dans le cadre du projet s’explique par le rôle clé de la jeunesse dans le développement futur de la société.
« La jeunesse azerbaïdjanaise est élevée dans un esprit national et patriotique, ainsi que dans le sens de l’État. Toutefois, face aux influences extérieures malveillantes, il est indispensable de renforcer en permanence la sensibilisation des jeunes », a affirmé S. Karimli.
Il a également abordé la question de l’uniforme scolaire unique. S. Karimli a rappelé que l’Azerbaïdjan est un État laïque où la liberté de culte est garantie. Selon lui, face aux tentatives de politiser la question de l’uniforme scolaire, il convient d’adopter une position fondée sur le sens de l’État et les intérêts nationaux.
Le président de l’association publique « Réseau de Bakou », le journaliste émérite Elchin Alioglu, a pour sa part déclaré que l’influence exercée sur la pensée des individus constitue l’un des principaux instruments des guerres hybrides.
Selon lui, la large diffusion de fausses informations peut amener les gens à les tenir pour vraies et à prendre de mauvaises décisions.
« Lorsque nous parlons des menaces qui guettent l’Azerbaïdjan, nous devons avant tout tenir compte de la lutte menée pour votre esprit. Personne ne vous déclare la guerre ouvertement. Au contraire, on vous propose toutes sortes d’idées et de voies. Or, lorsque le lien entre l’individu, l’État et la société est solide, il est bien plus difficile de tromper une telle personne », a souligné E. Alioglu.
Il a attiré l’attention sur le fait que le comportement et les données personnelles sur les réseaux sociaux peuvent servir à cerner les centres d’intérêt des personnes et à les influencer, et a appelé les jeunes à faire preuve d’esprit critique à l’égard des informations qu’ils rencontrent dans l’environnement numérique et à rester attentifs aux manipulations.
« Vous êtes dans le viseur. Lorsque vous vous connectez à un réseau social, ne pensez pas que vous êtes entièrement libres. Vos activités, vos centres d’intérêt et vos choix y façonnent l’image que l’on se fait de vous », a déclaré E. Alioglu.
En conclusion de la rencontre, Sahil Karimli a souligné que les influences extérieures malveillantes ne visent pas seulement la jeunesse, mais aussi différentes couches de la société, y compris les professionnels des médias. Il a rappelé que chaque citoyen porte la responsabilité de défendre les intérêts nationaux de l’Azerbaïdjan et de lutter contre les menaces informationnelles.










