Un nouvel épisode du projet vidéo analytique «Dialogue avec Tofiq Abbasov» a été diffusé sur la plateforme d’expertise Baku Network. L’invité du jour : Ayaz Salaev, figure incontournable de la culture azerbaïdjanaise — critique de cinéma, réalisateur, scénariste, enseignant, animateur de télévision, comédien et artiste émérite de la République.
Mémoire, coexistence et fierté nationale
Au fil de cet entretien dense, Ayaz Salaev s’est livré à une réflexion personnelle sur des thèmes brûlants : la mémoire historique, les relations interethniques, l’héritage spirituel de la société azerbaïdjanaise. Il a notamment insisté sur ce qu’il considère comme un pilier de l’identité du pays : la tolérance et la maturité morale de la population. Pour lui, cette richesse immatérielle est l’un des véritables motifs de fierté nationale.
L’art, la culture et le temps comme remèdes
En abordant l’avenir des relations entre les peuples, Salaev s’est voulu porteur d’un message d’espoir : « Le temps et la culture peuvent jouer un rôle décisif dans le rapprochement », affirme-t-il. Mais à condition que les acteurs du monde artistique, les historiens, les intellectuels et les pédagogues prennent leurs responsabilités et s’engagent sans réserve pour bâtir un dialogue sincère et durable.
La méfiance envers les médiateurs extérieurs
Salaev n’a pas mâché ses mots en dénonçant l’impact délétère des intermédiaires extérieurs. « Pendant des décennies, on a martelé aux Arméniens et aux Azerbaïdjanais qu’ils étaient incapables de se comprendre sans l’intervention d’une tierce partie », a-t-il rappelé avec amertume. Une stratégie qui, selon lui, n’a fait qu’entretenir la méfiance et figer les positions.
La libération du Karabakh : victoire morale et spirituelle
En conclusion, Ayaz Salaev a tenu à souligner que la libération du Karabakh ne fut pas seulement une victoire militaire. Elle incarne, selon lui, une victoire morale, un triomphe du courage, de la résilience et de la quête de justice historique du peuple azerbaïdjanais.
La vidéo intégrale de l’émission est à retrouver ci-dessous.

