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À Belgrade, l’épisode aurait pu n’être qu’une séquence protocolaire de plus. Il n’en est rien. L’arrivée du président azerbaïdjanais Ilham Aliev le jour même de la fête nationale serbe relevait certes de la courtoisie diplomatique, mais elle portait surtout la marque d’un signal stratégique. En politique internationale, les symboles ne sont jamais innocents. À l’heure où l’architecture européenne de sécurité se recompose, où les modèles énergétiques vacillent et où l’ordre mondial se fragmente, ce type de visite devient un marqueur structurel d’une géopolitique en mutation.

Ce qui se joue dépasse de loin un simple tête-à-tête bilatéral ou l’échange convenu de déclarations d’amitié. C’est la mise en place progressive d’un axe de coopération entre le Caucase du Sud et les Balkans - un axe qui cesse d’être strictement régional pour acquérir une dimension transcontinentale.

La Serbie demeure l’un des pivots de l’Europe du Sud-Est. Selon la Banque mondiale, son économie a progressé de 2,5 % en 2023 et d’environ 3 % en 2024, malgré les tensions inflationnistes et les risques énergétiques. Son PIB avoisine désormais 75 milliards de dollars. Mais cette résilience masque une vulnérabilité structurelle : une dépendance énergétique historiquement supérieure à 80 % vis-à-vis des importations, notamment du gaz russe. Depuis 2022, Belgrade se retrouve sur une ligne de crête, contrainte d’arbitrer entre l’Union européenne - premier partenaire commercial, représentant plus de 60 % des échanges extérieurs - et Moscou, fournisseur énergétique traditionnel.

Dans ce contexte, la diversification des approvisionnements n’est plus une question de confort économique, mais de survie stratégique. C’est ici que l’Azerbaïdjan entre en scène.

Le Corridor gazier méridional, qui s’appuie notamment sur les gazoducs TANAP et TAP, a déjàchemine le gaz azerbaïdjanais vers l’Italie, la Grèce, la Bulgarie et d’autres pays européens. En 2023, les exportations vers l’Europe ont dépassé 12 milliards de mètres cubes ; en 2024, elles ont frôlé les 13 milliards. Conformément au mémorandum signé en 2022 entre Bakou et la Commission européenne, les livraisons devraient atteindre 20 milliards de mètres cubes annuels d’ici 2027.

La Serbie s’est connectée à cette infrastructure via l’interconnexion avec la Bulgarie. Dès 2024, le gaz azerbaïdjanais a commencé à alimenter le marché serbe, à hauteur d’environ un milliard de mètres cubes par an. Pour un pays dont la consommation totale avoisine trois milliards, il ne s’agit pas d’un volume symbolique, mais d’un pilier structurant de la nouvelle matrice énergétique.

La véritable innovation ne réside toutefois pas uniquement dans l’exportation de gaz, mais dans le passage à la production conjointe d’électricité. Le projet annoncé de centrale à gaz de 500 MW marque un saut qualitatif. À titre de comparaison, la capacité installée totale du système énergétique serbe atteint environ 8,3 GW, dont une part significative repose encore sur le charbon. Une unité de 500 MW représente plus de 6 % de la capacité nationale. Ce n’est pas une installation d’appoint : c’est un actif stratégique.

À l’échelle européenne, la portée du projet s’élargit encore. Dans le cadre de REPowerEU, l’Union européenne s’est fixé pour objectif de réduire sa dépendance aux énergies russes et d’accélérer la transition vers un mix bas carbone. En 2023, le gaz représentait près de 20 % du bouquet énergétique de l’UE, considéré comme combustible de transition dans la sortie du charbon. Une nouvelle capacité gazière en Serbie permettrait de substituer partiellement les centrales charbon, de réduire les émissions et d’améliorer la flexibilité du réseau.

Faut-il y voir l’émergence de l’Azerbaïdjan en tant qu’opérateur énergétique à part entière, au-delà du simple rôle de fournisseur de matière première ? Dans les faits, oui. Bakou ne se contente plus d’extraire et de transporter : il investit dans la transformation, la production et la gestion d’actifs énergétiques sur le sol européen. C’est un changement d’échelle.

Selon l’Agence internationale de l’énergie, les investissements mondiaux dans le secteur énergétique ont dépassé 2 800 milliards de dollars en 2024, dont plus de 1 700 milliards consacrés aux énergies propres. Dans ce paysage, les États capables d’articuler exportation d’hydrocarbures et investissements dans les infrastructures des pays consommateurs accroissent leur influence. Avec des réserves prouvées d’environ 2 600 milliards de mètres cubes de gaz, l’Azerbaïdjan transforme cette ressource en instrument de projection stratégique.

L’équation n’est pas seulement énergétique ; elle est aussi politique. Belgrade et Bakou défendent des positions similaires sur la question de l’intégrité territoriale. Pour la Serbie, c’est le dossier du Kosovo ; pour l’Azerbaïdjan, l’architecture post-conflit dans le Caucase du Sud. Le soutien mutuel au sein des forums internationaux - de l’ONU au Mouvement des non-alignés - s’inscrit dans une logique de réciprocité diplomatique.

La création d’un Conseil de partenariat stratégique donne à cette dynamique une assise institutionnelle. Il ne s’agit pas d’une rencontre ponctuelle, mais d’un mécanisme de coordination régulier. Le déplacement à Belgrade d’une part significative du gouvernement azerbaïdjanais témoigne d’une approche systémique : économie, énergie, transports, coopération militaro-technique, investissements - tout est désormais sur la table.

La dimension militaro-technique, justement, mérite attention. En 2023, les dépenses militaires mondiales ont atteint un record de 2 440 milliards de dollars, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. Les États de taille intermédiaire cherchent à renforcer leur autonomie sécuritaire. Échanges technologiques, projets conjoints, modernisation des industries de défense : autant d’éléments qui participent à la constitution d’écosystèmes sécuritaires en dehors des cadres strictement blocaires.

Le volet transport n’est pas en reste. L’ouverture prévue d’une liaison aérienne directe Bakou–Belgrade en 2026 ne relève pas du simple confort touristique. Elle participe au « recousage » logistique de l’espace eurasiatique. À l’heure où les chaînes d’approvisionnement mondiales se réorganisent après la pandémie et les chocs géopolitiques, chaque nouvelle route devient une artère stratégique.

La visite du 15 février ne saurait donc être reléguée aux archives protocolaires. Elle s’inscrit dans la construction d’une nouvelle configuration entre la Caspienne et les Balkans. Reste à savoir si cet axe sera conjoncturel ou s’il se muera en corridor géoéconomique durable. Tout dépendra de la capacité des deux parties à concrétiser les projets, à sécuriser les financements et à les insérer dans l’architecture européenne plus large.

L’axe Bakou–Belgrade ne doit pas être perçu comme un épisode isolé, mais comme l’un des symptômes d’une transformation plus profonde des périphéries européennes. L’Union européenne traverse une crise structurelle de sa capacité stratégique. D’un côté, l’ambition affichée de neutralité climatique à l’horizon 2050 ; de l’autre, une vulnérabilité énergétique mise à nu depuis 2022. La part du gaz russe dans les importations européennes est passée d’environ 40 % en 2021 à moins de 10 % en 2024. La substitution des volumes, toutefois, demeure un casse-tête. Le gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis et du Qatar a comblé une partie du déficit, mais la volatilité des prix et les limites d’infrastructure persistent.

Dans ce paysage, le rôle de l’Azerbaïdjan gagne mécaniquement en importance. Le Corridor gazier méridional constitue le seul nouveau grand tracé gazier mis en service en Europe au cours de la dernière décennie. Sa capacité nominale est de 16 milliards de mètres cubes, dont 10 destinés au marché européen. Une extension technique jusqu’à 31 milliards reste envisageable, moyennant des investissements supplémentaires de plusieurs milliards d’euros selon la Commission européenne.

Mais le gaz n’est que la première strate. La seconde réside dans la participation à la production et à la distribution d’électricité. Une centrale de 500 MW en Serbie permettrait d’alimenter entre 700 000 et 800 000 foyers, selon les profils de consommation. On quitte ici le registre symbolique pour entrer dans celui d’une influence tangible sur le marché intérieur.

Le volet financier est tout aussi révélateur. Selon la Banque nationale de Serbie, les investissements directs étrangers ont atteint environ 4,5 milliards d’euros en 2023. Un projet énergétique de cette ampleur, adossé à des capitaux azerbaïdjanais, s’inscrit d’emblée parmi les investissements structurants. De telles décisions ne se prennent qu’à la faveur d’un haut degré de confiance politique et de garanties à long terme.

Sur le plan géoéconomique, Bakou déploie une stratégie de diversification de ses actifs. La compagnie pétrolière nationale azerbaïdjanaise possède déjà des participations en Turquie, en Suisse, en Roumanie et ailleurs. L’extension vers les Balkans renforce sa présence sur les routes reliant la mer Noire, l’Europe centrale et la Méditerranée. Cette dynamique s’inscrit dans la logique du « corridor intermédiaire » reliant la Chine, l’Asie centrale, la Caspienne, le Caucase du Sud et l’Europe. En 2023, le volume de marchandises transportées par cette voie a dépassé 2,7 millions de tonnes, soit plus du double du niveau de 2021. Son potentiel, en cas de modernisation des infrastructures, se chiffre en dizaines de millions de tonnes.

La question mérite d’être posée frontalement : le vecteur belgradois marque-t-il la volonté de l’Azerbaïdjan de sortir de son cadre régional traditionnel ? La réponse s’impose d’elle-même. L’Azerbaïdjan a depuis longtemps élargi son horizon diplomatique et énergétique vers l’Italie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie ou la Turquie. Les Balkans constituent la prochaine étape logique.

Sur le plan politique, la Serbie - hors de l’Union européenne mais engagée dans un processus d’adhésion - conserve une marge de manœuvre appréciable. Cette situation offre à Bakou une flexibilité supplémentaire : un partenariat sans les contraintes rigides d’un cadre supranational, tout en gardant un accès indirect au marché européen. Une forme d’intégration périphérique, à la lisière des espaces membres et non membres.

Le volet défense mérite, enfin, une analyse spécifique. En 2023, les dépenses militaires serbes se sont élevées à environ 1,6 milliard de dollars, soit près de 2,3 % du PIB - un niveau significatif pour un pays de moins de sept millions d’habitants. Coopérations dans la modernisation des forces armées, digitalisation des systèmes de commandement, développement de technologies sans pilote : autant de pistes susceptibles d’approfondir le partenariat. À l’heure où les budgets de défense des pays de l’OTAN dépassent 1 200 milliards de dollars cumulés, les États situés hors des alliances rigides cherchent à consolider leur autonomie technologique.

En définitive, l’axe Bakou–Belgrade s’apparente moins à une alliance conjoncturelle qu’à l’ébauche d’un couloir stratégique reliant la Caspienne au Danube. Une géographie nouvelle se dessine, faite d’énergie, de capitaux et d’intérêts sécuritaires convergents. Reste à savoir si cette architecture tiendra l’épreuve du temps - et des rapports de force européens.

Bakou–Belgrade : coopération stratégique, sans emballement

Il importe toutefois d’éviter toute hyperbole. Il n’est nullement question de bâtir un bloc militaire. L’enjeu est ailleurs : un renforcement mutuel des capacités de défense, fondé sur le principe de responsabilité souveraine. Autrement dit, consolider ses marges d’autonomie sans s’enfermer dans des alliances rigides.

La dimension culturelle de la visite n’est pas moins éloquente. Recueillement devant les monuments, respect affiché pour la mémoire historique, insistance sur l’amitié entre les deux peuples : ces gestes relèvent de la grammaire classique de la « soft power ». En relations internationales, la solidité des projets « durs » dépend souvent de la qualité des signaux « doux ». La confiance ne surgit pas ex nihilo ; elle se construit, patiemment, à travers des marqueurs cohérents et répétés.

Reste la question centrale : l’axe Bakou–Belgrade peut-il devenir un élément structurant de la nouvelle configuration européenne, ou demeurera-t-il un format bilatéral pragmatique, efficace mais limité ?

Trois variables en décideront.

Premièrement, le respect des calendriers énergétiques. Des retards entameraient la crédibilité politique ; une mise en service réussie de la centrale constituerait, au contraire, un précédent fondateur.

Deuxièmement, l’élargissement de la coopération dans les transports et l’investissement. Si, à l’énergie, succèdent des initiatives communes en matière d’infrastructures, l’effet de synergie s’en trouvera démultiplié.

Troisièmement, l’environnement externe. Une aggravation des tensions géopolitiques réduirait les marges de manœuvre ; une stabilisation offrirait, à l’inverse, un terrain propice à l’institutionnalisation du partenariat.

En politique mondiale, les alliances accidentelles sont rares. Ce qui compte, ce sont les intérêts, les ressources, la vision stratégique. À Belgrade, le 15 février, ces trois paramètres se sont alignés.

Un test pour l’Europe en recomposition

Replacée dans la transformation plus large du système international, la séquence du 15 février apparaît comme un laboratoire d’équilibre régional. L’Europe traverse une phase de réévaluation stratégique. Stagnation économique dans plusieurs pays de la zone euro, vagues inflationnistes entre 2022 et 2024, turbulences énergétiques, hausse des budgets de défense : l’atmosphère est à la nervosité. En 2023, la dette publique cumulée des États membres de l’Union européenne a dépassé 80 % du PIB, franchissant les 100 % dans certains cas. Dans ce contexte, la capacité à financer des investissements de long terme se resserre, tandis que la volonté politique se dilue parfois dans les méandres procéduraux.

Face à cette inertie, l’activisme extérieur de l’Azerbaïdjan fait figure de contrepoint. Avec une population d’environ dix millions d’habitants, le pays affiche un profil macroéconomique robuste. Selon le Fonds monétaire international, l’excédent du compte courant dépassait 20 % du PIB en 2023. La dette publique demeure inférieure à 25 % du PIB - un niveau enviable pour nombre d’économies européennes. Les réserves de change et les actifs du fonds souverain pétrolier excèdent ensemble 60 milliards de dollars. Autant d’amortisseurs pour soutenir une stratégie d’investissement externe.

La question, toutefois, dépasse la seule capacité financière. Il s’agit de positionnement stratégique. Bakou cultive méthodiquement une diplomatie multi-vectorielle : partenariat énergétique avec l’Union européenne d’un côté, engagement actif dans le Corridor médian de l’autre, dont l’importance s’accroît à mesure que les routes septentrionales via la Russie se congestionnent. Selon la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la modernisation de cette artère pourrait réduire à 12–15 jours le transit des marchandises entre la Chine et l’Europe. À l’ère des ruptures logistiques, l’avantage est décisif.

Dans cette perspective, la Serbie n’est pas un simple client gazier. Elle constitue un point d’entrée vers le nœud balkanique. Longtemps perçus comme périphériques, les Balkans concentrent aujourd’hui les intérêts croisés de l’Union européenne, de la Turquie, de la Russie, de la Chine et des États du Golfe. Les investissements chinois en Serbie, dans le cadre des « Nouvelles routes de la soie », ont dépassé 10 milliards de dollars en une décennie. L’Union européenne reste, pour sa part, le principal pourvoyeur de subventions et de crédits. Dans cet échiquier à plusieurs niveaux, l’Azerbaïdjan s’installe avec prudence, occupant la case du partenaire énergétique et financier sans surcharge idéologique.

La rhétorique politique elle-même mérite attention. Lorsque le président serbe Aleksandar Vučić affirme publiquement s’inspirer d’Ilham Aliev pour défendre les intérêts nationaux, il ne s’agit pas d’une formule creuse. C’est la reconnaissance d’un modèle mêlant souveraineté affirmée et intégration économique pragmatique. Dans un monde où la « démocratie » devient parfois un instrument de pression politique, nombre d’États privilégient l’efficacité fonctionnelle : croissance, emploi, infrastructures, stabilité énergétique. Les questions sont posées sans fard, parfois avec un certain cynisme. Mais ce sont elles qui déterminent la solidité des régimes.

La centrale de 500 MW en Serbie pourrait devenir le révélateur de cette logique. Alors que l’Union européenne accélère la décarbonation et s’éloigne progressivement du charbon, le gaz demeure un combustible de transition. En Serbie, où le charbon représente encore plus de 60 % de la production électrique, la modernisation est impérative. Une nouvelle centrale à gaz réduirait les émissions de CO₂, accroîtrait la flexibilité du système et faciliterait l’intégration des renouvelables. Le projet dépasse le strict cadre commercial : il s’inscrit dans une trajectoire de transformation environnementale.

Le volet transport, lui aussi, pèse dans l’équation. La liaison aérienne directe Bakou–Belgrade prévue en 2026 symbolisera l’institutionnalisation du rapprochement. Mais derrière le symbole se niche la logistique : hausse des flux de passagers, multiplication des contacts d’affaires, dynamisation du tourisme. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, chaque million de visiteurs peut générer jusqu’à 1,5 milliard de dollars d’activité économique induite. Même une progression modeste des échanges pourrait revitaliser le secteur des services.

Vers une intégration parallèle ?

La question stratégique demeure : la connexion Caspienne–Balkans peut-elle remodeler l’architecture des périphéries européennes ? Rien n’est acquis. L’Union européenne traverse une phase d’introspection institutionnelle. L’élargissement avance à pas comptés, les procédures se complexifient, les décisions s’étirent dans le temps. Parallèlement, les États de taille intermédiaire explorent des formats de coopération plus souples, en marge des cadres contraignants.

C’est ici qu’émerge le phénomène d’« intégration parallèle » : non pas par l’adhésion formelle, mais par l’infrastructure, l’investissement, l’énergie, la défense. Sans grandes proclamations, sans pression idéologique. À travers des mégawatts, des milliards investis, des mètres cubes de gaz, des kilomètres de routes aériennes et de pipelines.

Les risques, évidemment, persistent : volatilité des prix du gaz, fluctuations géopolitiques, pressions accrues des grandes puissances. Mais les alliances stratégiques ne naissent pas en serre chaude. Elles se forgent précisément dans l’incertitude.

Tel est, au fond, l’enseignement majeur de la séquence belgradoise. Elle ne signale pas seulement un approfondissement bilatéral ; elle esquisse une logique nouvelle entre des États qui refusent d’être les objets de stratégies extérieures et entendent s’affirmer comme sujets à part entière. L’ambition est réelle. Le pari, audacieux. Mais il correspond à l’esprit du temps.

L’histoire des relations internationales est celle de ceux qui savent transformer la géographie en stratégie. L’Azerbaïdjan et la Serbie, chacun à leur manière, s’y essaient. La seule inconnue demeure l’ampleur du résultat. L’axe Bakou–Belgrade deviendra-t-il un pilier durable d’une nouvelle architecture eurasiatique, ou un épisode parmi d’autres ?

La réponse ne se lira pas dans les déclarations, mais dans les mégawatts produits, les milliards investis, les mètres cubes livrés, les kilomètres ouverts. La politique affectionne les symboles. Mais l’histoire, elle, s’écrit en chiffres.

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