L’économie russe vient de basculer dans une autre dimension. Finie l’ère de la stabilité budgétaire alimentée par la rente énergétique : désormais, c’est dans la poche des ménages et des entreprises que l’État vient chercher l’oxygène dont il a besoin. La réforme fiscale de 2025, vaste et brutale, n’est que la première pièce d’un puzzle où les contribuables deviennent la planche de salut d’un État glouton aux dépenses sans cesse croissantes.
De l’impôt flat au barème progressif : une mue assumée
Moscou a quitté sans ambages le club des nations à fiscalité légère. Avec l’introduction d’un impôt sur le revenu à cinq paliers, culminant à 22 % pour les plus hauts revenus, la Russie se hisse soudainement au rang des pays à fiscalité lourde. À titre de comparaison : dans 40 % des États pratiquant le barème progressif, le taux d’entrée est inférieur à 10 % ; dans 60 %, il reste sous les 13 %. Autrement dit, le seuil russe de 13 % fixe d’emblée la barre très haut.
Les conséquences ne se font pas attendre. Des experts de la prestigieuse École supérieure d’économie alertent : cette seule réforme devrait rogner de 0,4 % la croissance des revenus réels disponibles en 2025. Derrière ce chiffre se cache un signal bien concret : les ménages voient leur pouvoir d’achat amputé, la consommation ralentit, et c’est toute la machine du PIB qui tousse.
Les entreprises ne sont pas mieux loties. Hausse de l’impôt sur les bénéfices de 20 à 25 %, disparition de l’exonération de TVA pour les structures en régime simplifié, prélèvements miniers renforcés pour les sidérurgistes et les producteurs d’engrais, sans oublier un nouveau prélèvement touristique qui s’ajoute à la facture.
Le ministère des Finances promet des recettes supplémentaires colossales : 2 600 milliards de roubles dès 2025, et près de 17 000 milliards d’ici cinq ans. Les chiffres de l’administration fiscale confirment la tendance : sur les cinq premiers mois, les recettes globales progressent de 6 %, celles de l’impôt sur le revenu bondissent de 14 % (+300 milliards), et celles de l’impôt sur les bénéfices explosent de 74 %.
Recettes record, déficit abyssal : le paradoxe de l’économie de guerre
Mais derrière cette avalanche de milliards se cache une vérité plus crue : le déficit budgétaire fédéral pour le premier semestre 2025 atteint 3 700 milliards de roubles (1,7 % du PIB), soit presque quatre fois l’objectif initial de 1 000 milliards.
La mécanique est simple, implacable :
- Les revenus pétroliers et gaziers dégringolent, minés par la chute des cours du brut, avec des prélèvements en recul de 18 %.
- Les dépenses explosent, dopées par l’appétit insatiable du complexe militaro-industriel et les financements de l’opération militaire, que rien ne vient compenser, pas même les hausses d’impôts.
Le gouvernement est piégé : impossible de tailler dans des dépenses sanctuarisées, et les recettes d’exportation s’érodent mois après mois. Reste une seule variable d’ajustement : puiser dans les réserves. Anton Silouanov, le ministre des Finances, a confirmé que 447 milliards de roubles seraient extraits du Fonds de prospérité nationale, soit plus de 10 % de sa partie liquide.
Le malaise s’est illustré par un épisode symbolique : fin juillet, le ministère des Finances n’a pas pu honorer dans les temps le versement de 51 milliards de roubles destinés à cofinancer l’épargne retraite de près de trois millions de citoyens. Officiellement, il ne s’agit que d’un « retard technique » à régler avant septembre. Mais pour beaucoup, cet incident sonne comme un avant-goût de défaut, révélant au grand jour l’extrême fragilité du budget.
L’impôt visible n’est que la face émergée de l’iceberg
Le Kremlin martèle que « les conditions fiscales de base resteront stables jusqu’en 2030 ». Un discours de façade qui masque mal la créativité déployée pour siphonner autrement les finances privées. Quand l’impôt direct devient explosif politiquement, place aux mesures détournées mais massives :
– Envolée des frais administratifs et des droits de justice, qui rendent quasi inaccessibles les recours judiciaires pour les foyers modestes, par exemple contre des facturations abusives de services publics.
– Relèvement annoncé du malus écologique et de la taxe de recyclage automobile, un coup dur pour tous les automobilistes, qu’ils achètent un véhicule neuf ou entretiennent un vieux modèle.
– Disparition programmée du statut de « travailleur indépendant », pourtant plébiscité, mais jugé trop propice à l’évasion fiscale par rapport aux régimes traditionnels.
Pris isolément, ces ajustements pourraient paraître anecdotiques. Additionnés, ils dessinent une véritable machine à confisquer, un rouleau compresseur budgétaire qui draine systématiquement l’argent du privé vers les caisses de l’État.
La politique fiscale russe entre dans l’ère du tout-répressif
La réforme fiscale de 2025 n’est pas un aboutissement : c’est le coup d’envoi d’une restructuration en profondeur du système de financement de l’État. Privée de sa rente pétrolière et confrontée à l’explosion des dépenses militaires, la Russie n’a plus le choix : elle se tourne résolument vers les portefeuilles de ses citoyens et de ses entreprises. Les promesses de ne pas toucher aux « impôts de base » apparaissent chaque jour un peu plus comme des formules creuses, tant la multiplication des taxes et des droits annexes transforme l’environnement fiscal en champ de mines. Tant que le conflit se prolonge, la pression ne fera que s’accentuer, et la chasse aux nouvelles recettes deviendra la matrice même de la politique économique. Le portefeuille des Russes est désormais la « nouvelle manne pétrolière » — mais une ressource fragile, épuisable et infiniment plus sensible socialement.
Une stratégie assumée : pressurer à court terme, remodeler à long terme
Confronté à un gouffre budgétaire, le pouvoir lance une campagne d’ampleur inédite pour gonfler les recettes fiscales. La logique est limpide : engranger rapidement des dizaines de milliards de roubles et, sur le long cours, redessiner les comportements économiques pour orienter l’argent vers les circuits voulus par l’État. Ce mouvement se traduit par une vague de hausses brutales des droits et taxes, doublée d’un rabotage systématique des régimes préférentiels.
Justice hors de prix : quand le droit devient un luxe
La hausse vertigineuse des frais de justice illustre ce nouveau paradigme. Les dernières réformes instaurent un véritable « péage procédural », censé à la fois remplir les caisses et désengorger les tribunaux de litiges jugés futiles.
Le bond est spectaculaire : multipliés en moyenne par dix à quinze, parfois par cinquante. Déposer une plainte patrimoniale coûte désormais 4 000 roubles contre 400 hier. Une simple procédure d’appel grimpe de 150 à 3 000 roubles. Les affaires économiques, elles, atteignent des sommets : pour un particulier, la taxe passe de 300 à 10 000 roubles ; pour une entreprise, de 2 000 à 60 000.
La députée Oksana Dmitrieva a dénoncé dans l’hémicycle une atteinte directe au droit des citoyens ordinaires. Les recours contre des factures de services publics contestées ou des amendes arbitraires deviennent quasi prohibitifs. Ce qui coûtait hier 300 roubles pèse désormais dix fois plus lourd dans un budget familial. L’État pose la question sans détour : combien êtes-vous prêts à payer pour défendre vos droits ?
La voiture, nouvel eldorado fiscal
Cibles privilégiées de cette stratégie : les automobilistes. En Russie, posséder un véhicule n’est pas seulement un besoin vital, c’est aussi une rente pour le fisc. Qu’il s’agisse de voitures particulières, de camions ou de machines agricoles, impossible d’y renoncer. Les contribuables sont donc captifs.
Dès septembre, les frais liés à la mobilité vont doubler. Permis de conduire national : entre 4 000 et 6 000 roubles. Permis international : 3 200. Carte grise : 1 200. Immatriculation : jusqu’à 3 000. Et ce n’est qu’un début.
Le gouvernement s’attaque aussi de front au malus écologique, le fameux « utilisaïonnï sbór » (taxe de recyclage). Jusqu’ici, les particuliers importateurs bénéficiaient de tarifs réduits. Ce régime est supprimé pour les véhicules de plus de 160 chevaux, soit presque tout ce qui dépasse la petite citadine. Résultat : une taxe plancher de 20 000 roubles. À titre de comparaison, les entreprises s’acquittent déjà de centaines de milliers de roubles — « les particuliers s’en sortent encore bien », ironisent certains experts.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Anton Alihanov, ne cache pas l’objectif : récolter des dizaines de milliards supplémentaires par an. Mais les effets collatéraux sont déjà visibles : ventes de voitures importées en chute libre, flambée des coûts logistiques, renchérissement des prix de nombreux biens, agriculteurs étranglés, incapables de renouveler leurs équipements. Et loin de calmer le jeu, le gouvernement envisage d’étendre la méthode à d’autres secteurs, comme l’électronique.
Le crépuscule des « simplifiés » et des auto-entrepreneurs
Le prochain coup de massue vise sans détour les petites entreprises et les travailleurs indépendants. Le message du pouvoir est limpide : les « vacances fiscales » touchent à leur fin. L’expérimentation de l’impôt sur le revenu professionnel, censée blanchir des millions de micro-activités — des pâtissiers à domicile aux profs particuliers —, doit être close d’ici 2028.
Alexeï Sazanov, vice-ministre des Finances, joue sur les mots : pas une suppression, mais une « transformation du régime ». Dans les faits, l’auto-entrepreneuriat cessera d’être intéressant. Ceux qui ont quitté l’ombre n’auront pas d’échappatoire : soit ils s’enregistrent comme entrepreneurs individuels avec des charges alourdies, soit ils mettent la clé sous la porte. L’administration fiscale, qui a accumulé une expertise redoutable dans la traque des revenus informels, se dit déjà prête.
Et le couperet pourrait tomber plus tôt. À la Douma, certains réclament d’abréger l’expérience avant 2028. Le président lui-même a donné mandat pour réfléchir à une sortie accélérée du régime de l’auto-entreprise et à une réduction drastique du champ de l’impôt simplifié. Résultat attendu : le « simplifié » ne survivra que pour des micro-structures, tandis que la majorité devra basculer vers un impôt sur les bénéfices pouvant grimper de 6 % à 25 %.
Les recettes de l’exotisme fiscal : un « impôt sur l’horizon »
À la recherche désespérée de nouvelles recettes, les autorités explorent parfois des pistes pour le moins baroques. Dernière trouvaille : le président de la commission du tourisme à la Douma, Sangadji Tarbaev, a proposé une taxe sur… les voyages à l’étranger. L’idée ? Transformer la fuite de capitaux liés au tourisme hors de Russie en investissement domestique.
« L’argent que nos concitoyens dépensent à l’étranger doit revenir au développement du tourisme interne », plaide Tarbaev. Sur la base des données des e-billets de l’an dernier, il chiffre à 700 milliards de roubles la manne qui sort du pays. Avec une surtaxe de 200 à 300 roubles par forfait, cela rapporterait, dit-il, 5 à 7 milliards par an pour les infrastructures locales.
Sauf que l’équation est bancale. Premièrement, une telle taxe serait intégralement répercutée sur les prix, rendant le voyage à l’étranger encore moins accessible pour les classes moyennes, sans offrir d’alternative crédible en Russie. Deuxièmement, les 5 à 7 milliards de roubles évoqués font figure de goutte d’eau face aux 700 milliards qui s’évaporent chaque année. Cela n’a rien d’une stratégie de développement : c’est une illusion d’investissement.
Économie en cul-de-sac : la fuite en avant fiscale
Le dilemme est clair : le gouvernement n’a pas de solution simple ni indolore. Le vrai remède — mettre fin au conflit, lever les sanctions, rétablir la confiance dans les institutions et les droits de propriété — reste politiquement tabou pour l’élite au pouvoir. Alors, faute de mieux, le système choisit la voie la plus facile : resserrer encore l’étau fiscal.
Hausse ponctuelle mais régulière des taxes, extension de l’assiette, multiplication des amendes et renchérissement des services publics : l’État ne crée pas de richesse, il recycle celle qui existe déjà, au prix d’un étranglement croissant des ménages et de l’économie réelle.
Les accises : vertu affichée, fiasco réel
Parmi les outils privilégiés, l’augmentation des accises reste un classique. C’est politiquement vendeur : on l’habille d’un discours sanitaire, on prétend protéger la population en frappant ses mauvaises habitudes… à ses propres frais.
Mais la réalité finit toujours par rattraper la rhétorique. La hausse massive des accises sur les alcools forts l’an passé a eu un effet mécanique : une partie de la consommation a glissé vers le marché noir. L’agence de régulation s’est félicitée d’une baisse officielle de la production légale — vodka en recul de 10,9 % au premier semestre, cognac de 17 %. En vérité, les consommateurs se tournent massivement vers le samogon et l’alcool clandestin, sans aucun contrôle sanitaire.
Le drame, c’est que l’ampleur réelle de cette dérive est aujourd’hui impossible à mesurer. L’indicateur indirect — la hausse de la mortalité par intoxication aux substituts — n’est plus disponible : Rosstat a verrouillé la publication des statistiques démographiques détaillées. Autrement dit, l’État a non seulement favorisé l’essor du marché parallèle, mais il s’est privé des outils pour en mesurer les ravages.
Un État comptable qui s’emmure
De la taxe « sur l’horizon » aux accises, tout illustre la même logique : dans une économie asphyxiée, le pouvoir renonce aux réformes de fond et se réfugie dans le bricolage fiscal. Des mesures immédiates, souvent contre-productives, qui retardent la facture sans l’annuler. Une fuite en avant dont le coût, économique et social, sera tôt ou tard insoutenable.
L’aiguille fiscale : comment l’État russe cherche de nouveaux revenus en pleine tempête
Dans sa quête de ressources supplémentaires, le pouvoir fédéral ne se cache plus : les regards se tournent directement vers les portefeuilles des citoyens et des entreprises. Les traditionnels matelas budgétaires s’amenuisent, les dépenses s’envolent, et la machine fiscale se prépare à un nouveau tour de vis. Les experts en sont convaincus : ce qui se profile n’est pas un simple ajustement ponctuel, mais bien un durcissement systémique, où le gros de l’effort pèsera sur la population à travers un recours accru aux impôts indirects.
L’expansion silencieuse des accises
Le scénario privilégié ? Étendre la base des produits soumis à accises. Après l’épisode du fameux impôt sur « l’acier liquide », d’autres pistes se dessinent déjà : taxation du sucre, des sodas, des aliments trop salés ou trop gras. Présentées sous le vernis d’une « politique de santé publique », ces mesures relèvent en réalité d’un protectionnisme fiscal classique : faciles à administrer, discrètes politiquement, et redoutablement efficaces pour remplir les caisses.
La tentation de la TVA
Autre levier particulièrement tentant : la TVA, pilier du système fiscal russe, l’un des impôts les plus productifs et les plus simples à contrôler. Fixée à 20 %, son relèvement à 22, voire 25 %, refait régulièrement surface dans les cercles économiques. Les objections sont connues : risque inflationniste, alourdissement des charges pour les PME, déjà étranglées par des procédures interminables de remboursement de TVA. Mais face à l’urgence financière, ces contre-arguments pourraient être balayés d’un revers de main.
Le choix du « moins risqué » politiquement
« Inutile de s’attendre à des coups spectaculaires comme une nouvelle progressivité de l’impôt sur le revenu ou un impôt sur la fortune, analyse l’économiste Igor Lipsits. Le Kremlin cherchera la voie la moins explosive politiquement. La piste la plus probable reste donc la hausse de la TVA et une nouvelle vague d’accises, avec un champ de produits élargi. Toute créativité fiscale visant directement les revenus des élites est, pour l’instant, exclue. »
Quand la formule cynique devient doctrine
Le constat est implacable : la pression fiscale va monter. L’accumulation d’années de crise économique et l’isolement international contraignent l’État à puiser toujours plus profondément dans ses propres ressources internes. Et dans ce contexte, la formule lancée jadis par le vice-premier ministre Sergueï Ivanov résonne comme un sinistre avertissement : « l’homme est le deuxième pétrole ». À l’époque, on pouvait encore y voir une métaphore maladroite du capital humain. Aujourd’hui, cette phrase sonne comme un véritable mode d’emploi pour les autorités fiscales.
Sources
[1] À partir de 2025, une échelle progressive de l’impôt sur le revenu des personnes physiques entrera en vigueur avec un taux maximal de 22 %
https://www.nalog.gov.ru/rn05/news/activities_fts/15068109/
[2] Cinq taux d’impôt sur le revenu sont établis : 13 %, 15 %, 18 %, 20 %, 22 %
https://www.nalog.gov.ru/rn86/news/tax_doc_news/15477619/
[3] Loi fédérale n° 389-FZ du 31.07.2024 (sur la nouvelle échelle de l’impôt sur le revenu)
https://www.consultant.ru/document/cons_doc_LAW_477549/
[4] Échelle progressive de l’impôt sur le revenu à partir de 2025 : de 13 % à 22 %
https://www.garant.ru/1c-wiseadvice/guide/progressivnaya-shkala-ndfl-s-2025-goda/
[5] La Russie a augmenté les impôts. Qui paiera plus et de combien l’impôt sur le revenu augmentera
https://www.rbc.ru/life/news/65f2e4059a7947c43ef84a92
[6] Échelle progressive de l’impôt sur le revenu : qui sera concerné par la réforme fiscale
https://www.vtbnpf.ru/press/articles/ndfl-v-2025-godu-kogo-zatragivaet-nalogovaya-reforma/
[7] Déficit du budget fédéral pour le premier semestre 2025 — 3,694 trillions ₽ (1,7 % du PIB)
https://minfin.gov.ru/ru/press-center/?id_4=39806-predvaritelnaya_otsenka_ispolneniya_federalnogo_byudzheta_za_yanvar-iyun_2025_goda
[8] À l’issue du premier semestre, le déficit budgétaire s’est élevé à 3,7 trillions ₽
https://ria.ru/20250707/byudzhet-2027729319.html
[9] Le déficit du budget fédéral de la Russie s’est élevé à 3,69 trillions ₽ (1,7 % du PIB)
https://tass.ru/ekonomika/24452919
[10] Russia's budget deficit reaches 3.69 trillion roubles (1.7 % GDP)
https://www.reuters.com/markets/europe/russia-budget-deficit-reaches-2025-target-level-17-gdp-first-half-year-2025-07-07/
[11] D’ici la fin du premier semestre 2025, le déficit a atteint presque 3,7 trillions ₽
https://www.forbes.ru/mneniya/541715-vse-radi-deficita-pocemu-rossijskij-budzet-ne-vpisyvaetsa-v-prognozy
[12] Pourquoi le déficit budgétaire a augmenté : chute des revenus pétroliers et gaziers et hausse des dépenses
https://frankmedia.ru/209416
[13] Déficit budgétaire, utilisation du Fonds national de richesse, baisse des revenus pétroliers et gaziers
https://t-j.ru/news/budget-half-2025/
[14] En 2025, la Russie consacrera un tiers record de son budget à la guerre et aux forces de sécurité
https://meduza.io/feature/2024/10/01/voyna-vnov-glavnyy-prioritet-rossiyskogo-byudzheta-v-2025-m-na-oboronu-i-silovikov-potratyat-rekordnuyu-summu
[15] Le gouvernement prépare une nouvelle hausse des impôts pour financer le budget militaire
https://www.moscowtimes.ru/2025/08/20/inache-prosto-neshodyatsya-kontsi-skontsami-pravitelstvo-gotovit-novoe-povishenie-nalogov-chtobi-napolnit-voennii-byudzhet-a172193